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5 (+1) conseils pour créer sa start-up dans le food

Pour traiter ce sujet, j’ai laissé carte blanche à l’ami Michel, oui celui de Michel et Augustin, les trublions du goût. Au passage, je lui tire mon chapeau pour son succès et aussi la simplicité qu’il a su garder. J’ai eu l’occasion de le rencontrer avec Augustin au début de leur aventure et Juste à temps est fier de les avoir aidé.

C’est à toi, Michel…« Les difficultés sont tellement nombreuses, les aléas tellement forts, comment prodiguer des conseils à qui que ce soit sur la création d’une entreprise. Un de mes profs disait si vous lancez un projet, soyez réaliste et « expect failure ». Il disait aussi, il y a plus à apprendre d’un échec où il est relativement facile d’en identifier les causes (un prix trop élevé, un lancement sur le mauvais marché…) que de trouver dans une myriade de raisons le ou les facteurs qui permettent d’expliquer un succès.Après cette mise en garde, quelques idées avec beaucoup d’humilité : 1. Disposer de fonds très importants et d’une très grande patience. Gagner de l’argent en vendant des produits qui valent 1 ou 2 euros suppose de vendre une quantité de produits astronomiques. La montée en puissance des volumes est lente, les marges sont faibles aussi les coûts initiaux sont très difficiles à amortir avec des volumes initialement ridicules. Il est par conséquent nécessaire d’avoir le soutien financier sans faille d’amis, de business angels ou d’investisseurs professionnels. 2. Avoir un « plus produit » valorisé par le client final et le distributeur : Inutile de se lancer dans l’alimentaire, si vous n’avez pas une idée de produits ou de services où vous apportez un petit plus au consommateur : le goût est-il meilleur ? votre produit est-il plus naturel, bio, issu du commerce équitable ? Pourquoi le client habitué à Danone, Kraft, Nestlé ou Unilever depuis dix ou vingt ans devrait-il changer des habitudes ancrées jusqu’au fond de son cerveau et issues d’un matraquage publicitaire permanent. Il faut une différence forte et il faut que celle-ci soit facilement comprise par le consommateur pour qu’il essaie. Ce premier achat doit le convaincre pour qu’il reste fidèle lors de ses prochaines courses. 3. Tester des idées variées : la première idée de produits est-elle la bonne ? Si c’est votre cas, vous avez bien de la chance ! Un premier produit, un deuxième produit, douze changements de recettes plus tard, vingt-deux améliorations d’emballage après et votre offre sera peut-être enfin adaptée et conforme aux attentes des clients. Il faut essayer, réessayer et enfin une bonne idée survient. 4. Bien s’entourer (1) : des bons partenaires industriels, logistiques, commerciaux. Dans un contexte règlementaire d’une grande complexité, il est impératif de s’entourer de partenaires fiables, honnêtes pour vous faire rentrer dans les règles (légales et d’usage) du marché. Sur la qualité des produits et sur la logistique ne pas assurer une prestation en phase avec le standard du marché est un handicap fort. Aussi, il faut signer de beaux partenariats. 5. Bien s’entourer (2) : constituer une belle équipe. Tout savoir et tout faire tout seul, est-ce possible ? Et travailler dans une belle tribu : quoi de plus sympathique et de plus enrichissant ? Vivre un succès ou un échec, c’est un pari mais autant le vivre comme une aventure passionnante, faite de rencontres, d’amitiés, d’échanges attisant votre intelligence, votre curiosité ! »Merci Michel et voici un sixième conseil signé Patrick :6. Choisissez le bon time to market, comme l’ont si bien faits Michel et Augustin à leurs débuts ou Vaïvaï en ce moment. Commencez par distribuer vos produits dans le circuit hors domicile (chez Juste à temps par exemple !) : c’est plus facile d’y rentrer et vous y aurez une belle visibilité auprès des early adopters. Enchainez avec les magasins de proximité (Monop, Carrefour city…) pour monter en régime, l’idéal étant que ce soit eux qui vous contactent. Vous serez alors prêts pour attaquer la grande distribution, en vous préparant à de belles négos ! Et le couronnement arrivera avec l’export. Au fait, au fur et à mesure de votre progression, ne négligez pas vos premiers clients…Avant de vous laisser, un conseil pour celles et ceux d’entre vous qui vont se lancer dans le food : candidatez aux Food Innovation Awards.Bons succès à vous !Patrick

Une Réponse à 5 (+1) conseils pour créer sa start-up dans le food

  1. ETIENNE 7 février 2011 at 23:32 #

    Merci Patrick POUR ces bons conseils et surtout pour ta généreuse disponibilité !
    A bientôt pour écrire la success story de PROXISCOOT dont je vous invite à suivre le lien http://www.proxiscoot.com
    A très bientôt pour debelles aventuresdans le food de la PROXIMITE
    Etienne

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