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Etes-vous bankable ?

Oui, je l’avoue, je suis bankable…et j’aime ça. Pas une semaine chez Juste à Temps sans un appel d’une banque (BNP, SG, HSBC, CIC…) pour me proposer un rendez-vous.A l’heure où tout le monde se plaint de la frilosité de nos banques et tire sur les banquiers, je vis le contraire et je me dois de rétablir la vérité. Au fait, pourquoi m’appellent-elles ? Tout simplement, parce que Juste à Temps a  une situation financière béton, les gars, comme en témoigne notre cotation à la banque de France . Et oui, la prudence en matière de gestion, surtout en temps de crise, ça a du bon.Alors, comment faire, créatrices et créateurs d’entreprise, pour dealer avec les banques ?
  • Demandez leur des conseils (ils adorent en donner) en amont = bien avant de leur demander des sous.
  • Ne soyez pas agressifs, ça ne sert à rien. Donc rangez au placard la pensée unique qui dit que  » les banquiers, ce sont tous des c..s ».
  • Musclez vos capitaux propres avant d’aller les voir. Les banques, comme les business angels, aiment bien que les créateurs se mouillent financièrement.
  • Profitez des réseaux, comme Réseau Entreprendre , qui vous procureront des contacts privilégiés avec des banquiers (un peu) moins frileux que la moyenne.
  • N’ayez pas (trop ) besoin d’elles. Faites comme moi chez Juste à temps, travaillez votre fond de roulement.
  • Et soyez fidèles, comme Juste à Temps avec LCL depuis 20 ans. Attention, ceci ne doit pas empêcher de les mettre en concurrence régulièrement…
Sinon, un conseil (gratuit) pour nos amis banquiers : soyez plus originaux et plus pros en matière de marketing téléphonique. A chaque fois c’est le même scénario (notre directeur d’agence est dans votre coin, rendez-vous d’une 1/2 heure maxi, pas d’engagement…) et c’est lassant. Et puis, pensez à préparer vos appels avec au minimum un regard préalable sur l’entreprise cible (activité, actualité…).Allez, application, et envoyez-moi vos anecdotes sur vos relations avec les banques, je publierai les meilleures.Cordialement.Patrick

2 Réponses à Etes-vous bankable ?

  1. Jacques 25 mars 2010 at 13:57 #

    Bonjour Patrick,

    je te rejoins sur ce sujet, nous avons également de très bonne relation avec notre banque et surtout notre banquier.
    Il est important de donner à son conseiller des informations régulières sur l’activité, les projets futurs, les points forts et quelques points faibles à travailler. C’est une histoire de visibilité sur la vie de l’entreprise.

  2. François 1 septembre 2010 at 13:37 #

    Les banquiers ne sont pas tous des cons, la proportion doit être à peu près égale à la moyenne des autres professions. Le problème dans tout ça, ça n’est pas l’homme, c’est le système. J’ai eu divers types de rapports avec mes différentes banques à l’époque ou les chefs d’agence avaient encore du pouvoir, mais aujourd’hui, désolé de te contredire, la décision se fait au niveau du dessus, dans les sièges, à l’aveugle.

    Des dossiers bien ficelés, cohérents et viables, je m’en suis mangé des « non », en retour… et pas qu’un seul. Inutile d’être agressif, donc, les « préposés à la clientèle », car c’est de ça qu’il s’agit, ne sont plus que des interfaces banque / client sans aucun pouvoir réel de décision. Ce sont les sièges qui décident en se basant sur des algorithmes aussi complexes que faux (il faut le faire, tout de même, pour ne pas comprendre par exemple que le système banquier tout entier marche sur la tête, de la même manière que le fumeux concept de croissance porté par les exportations qui ne résiste pas 30 secondes à l’analyse d’un enfant de CM2), et les sièges, ils sont déconnectés du réel.

    Je pense qu’il faut être également assez déconnecté du quotidien de la population pour affirmer qu’on peut attendre de bons conseils de la part des banquiers, mais visiblement c’est le cas : il aurait fallu renommer cet article « Only if you are bankable », parce que ça ne vaut effectivement que si l’on a un long et solide historique, c’est à dire si l’on est blindé… on ne prête qu’aux riches, mais ça, les riches l’ont oublié. On a aussi oublié qu’entreprendre c’est prendre des risques, et ça les banquiers sont les premiers à l’avoir oublier : il ne jouent que s’il sont sûrs de gagner. Omettre ça, c’est se déconnecter totalement du fondement même de l’entreprise, et lorsqu’on sait que la plus grande partie du tissus économique de notre pays consiste en une multitude de petites entreprises, on est en droit de se poser de légitimes questions.

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