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Fiez vous à votre instinct pour votre business

Article de Stéphane Castellani (@stef_looknbe)Pour moi, l’instinct est devenu tout aussi important que les sens. Au fil des années, je me suis rendu compte que je me mettais dans une situation délicate à chaque fois que je refusais d’obéir à mon instinct, alors même qu’il me sonnait une alerte rouge.J’ai donc appris à l’écouter et les respecter.Que dit le dictionnaire Larousse concernant le mot « instinct » ?
  • Ensemble des comportements animaux ou humains, caractéristiques d’une espèce, transmis par voie génétique et qui s’exprime en l’absence d’apprentissage.
  • Impulsion innée, automatique et invariable qui régit le comportement de tous les individus d’une même espèce.
  • Avoir un don, une disposition naturelle, une aptitude à sentir ou à faire quelque chose : ex : Avoir l’instinct du beau.
C’est ici la 3e définition qui m’intéresse, avec pour synonymes : intuition, pressentiment.Pendant longtemps, les hommes ont fait confiance à leur instinct. Puis, avec le développement de la société moderne, l’urbanisation et l’accélération du rythme de la vie, la société occidentale a petit à petit délaissé l’instinct pour s’en remettre davantage à l’influence (medias, messages marketing …).Poussés par notre éducation à formuler nos sentiments et prises de positions, nous nous rendons compte qu’il est souvent très difficile de mettre des mots sur un ressenti et de le partager.Or, les décisions se prennent lors d’un échange verbal où la rhétorique et le pouvoir de conviction l’emportent largement sur le simple ressenti. (Il suffit de regarder  le déroulement d’une réunion avec vos collègues, c’est souvent la grande gueule ou l’éloquent qui l’emporte).Pourtant, il me semble que nous y gagnerions à renforcer le rôle de l’instinct, tout au moins dans la prise de nos propres décisions.La grande difficulté est que l’instinct est enfoui au plus profond de nous (et brimé par notre environnement depuis notre plus tendre enfance) et qu’il faut réussir à le faire remonter vers notre intellect et notre système d’expression. Dure affaire …Voici quelques pistes qui pourront vous aider et que j’applique personnellement :
  • Posez-vous au calme détendu
  • Ecrivez sur papier la décision dictée par votre instinct. (Ex : « n’y vas pas »)
  • Essayez ensuite de détailler le mieux possible ce qui vous gêne.
  • A ce stade, si vous ne voyez vraiment  de cohérence dans ce que vous avez écrit, c’est normal. Tout le travail va ensuite consister à faire abstraction du « bruit » qui parasite le message, c’est-à-dire tous les sentiments: colère, susceptibilité, enthousiasme, joie, envie …
  • Essayez d’établir un raisonnement.
  • Si vous avez un proche à qui vous confier, demandez-lui ce qu’il en pense.
Cela est très utile dans une réunion de management, une négociation avec un associé ou une négociation commerciale. Cet exercice vous évitera de laisser votre raison accepter ce que votre instinct vous déconseille. Les techniques d’influence et de manipulation sont de nos jours bien rôdées et votre instinct est là pour vous signaler que vous êtes probablement la cible de ce type de technique.Si vous n’arrivez pas à formaliser, il se peut qu’il y ait encore trop de bruit parasitaire. N’abandonnez pas, restez à l’écoute de votre instinct et recommencez l’analyse quelques jours plus tard à froid. Surtout pas de décision hâtive !Votre instinct est il fiable ? Regardez par le passé les situations où vous l’avez écouté et d’autres où vous l’avez ignoré. Vous saurez à quoi vous en tenir. Si votre instinct est un allié fiable, écoutez-le et ne passez pas outre.« Deux choses instruisent l’homme de toute sa nature : l’instinct et l’expérience. » Blaise PascalSi vous avez une ou plusieurs expériences de ce genre à partager, j’en serais ravi.
Fiez vous à votre instinct pour votre business

2 Réponses à Fiez vous à votre instinct pour votre business

  1. Maya 10 décembre 2011 at 17:50 #

    Je rejoins votre avis qu’écouter son intuition dans ce monde avec trop d’informations, de stimuli et de raisons, est difficile. Peut être est ce parce que je suis une femme – et donc je suis quasi dépendante sur mon intuition, ou bien parce que je viens d’une culture un peu moins cartésienne, que je fais souvent des choses « au feeling » (- et ouf, ça marche).

    Je pense que faire et prendre les décisions qui sont uniquement basées sur la raison, est très bien, mais ne nous distingue pas. Il ne faut pas négliger cette capacité de s’écouter, d’écouter la vérité (?) que nous ressentons seulement. Parce que c’est un mélange des informations, des dialogues, des expériences acquises par tous nos sens. Ces vécus reçus de façon consciente ou plutôt inconsciente, ou bien naturelle (pour l’instinct). Ce qui nous fait réussir, ce qui nous fait nous réjouir sur des situation inattendues, que nous appelons parfois « miracles », cela vient justement de ce mélange de raison et d’intuition.

    Mais je pose ici une autre question – souvent, et cela arrive beaucoup aux femmes, je peux en témoigner, quand nous faisons confiance à notre « gut feeling » et n’avons pas énormément d’arguments rationnels, nous pouvons rester bloqué/e/s pour la prise de décision, douter. Alors une chose c’est faire confiance à son intuition dans la vie perso et une autre dans l’entreprise où nous avons des responsabilités et des objectifs à atteindre. La question se pose donc, à quel point sommes nous prêts à faire confiance à l’intuition – la nôtre ET celle des autres?

    PS: Merci pour les pistes, bonne idée! 🙂

  2. Cédric Labeau 20 décembre 2011 at 11:17 #

    Je réagis un peu tard à ton article mais je ne l’avais pas vu:)

    Ce qu’on appelle « instinct » est souvent l’expression de l’inconscient.
    Lorsqu’on apprend à faire quelque chose, notre cerveau l’enregistre et le ressort sous forme de « ressenti ». Certains vont appeler ça « instinct », pour d’autres c’est « les tripes » ou encore « l’inconscient ».
    C’est comme dans un sport. Une fois les gestes maitrisés, on les fait sans y penser sinon on y arriverait pas.
    Pour moi, la confiance en soi c’est être capable d’écouter son « instinct » sans douter et sans se poser de questions.

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