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L’innovation est-elle condamnée à disparaitre en France ?

Article de Stéphane Castellani (@stef_looknbe) Passionné d’innovation et de marketing produit, je vous livre le résultat d’une de mes récentes réflexions sur l’innovation en France. Qu’est ce qu’ l’innovation ? Selon Wikipédia : « C’est un changement dans le processus de pensée visant à exécuter une action nouvelle. Elle se distingue d’une invention ou d’une découverte dans la mesure où elle s’inscrit dans une perspective applicative. » Innover, c’est donc se différencier et défricher de nouveaux marchés. L’innovation, qu’elle soit industrielle ou dans les services, assure la croissance de demain. Toutefois, innover est difficile: 1. C’est compliqué : ce n’est pas une mince affaire de concevoir de nouveaux produits ou services. 2. Innover coûte cher (et même de plus en plus cher). 3. L’innovation est souvent non (ou peu) finançable par les banques. France, douce France : Je trouve qu’il est agréable d’innover en France car : – nous avons de très bons ingénieurs (même si de plus en plus difficiles à recruter) – nous avons un beau pays culturel propice à l’inspiration et l’innovation – l’Etat propose des aides nombreuses et intéressantes au soutien de l’innovation (voir le livre blanc d’Olivier Ezratty sur le sujet) « Success story », une expression qui reste anglaise : Mais il y est beaucoup plus difficile d’en faire une énorme « success story ». Pourquoi ? En raison d’un manque important de financement. Une fois les premiers 100k€ dépensés, vous êtes encore loin du régime de croisière et avez besoin de kérosène pour continuer à avancer à vive allure. Concevoir un nouveau produit, le mettre sur le marché et trouver son marché représentent en général au bas mot 3 années d’investissement dans du personnel hautement qualifié et expérimenté. Chiffres clef : Pour bien comprendre, voici quelques  points de repères financiers des étapes de développement: – Bâtir un prototype: 4 à 6 mois – 30k€ – Lancer une version bêta: 4 à 6 mois de plus – 30k€ – Passer en version 1.0 : 2 à 3 mois – 15k€ === Total intermédiaire =  entre 10 et 15 mois (~75k€ en mode personnel non rémunéré) – Lancer son produit par un plan marketing adapté : 3 à 6 mois – 50 à 100k€ – Rendre le produit mature : 200k€ (12 à 18 mois, temps incompressible de maturité) – Trouver son marché (à effectuer en parallèle de l’étape précédente) et industrialiser ses offres : 50 et 100k€ === Total = entre 2 et 3 ans (~450k€) Ce qu’il faut retenir : – Les marchés devenant de plus en plus mûrs, il devient de plus en plus compliqué et lourd financièrement de passer d’un mode prototype à un mode industriel. Je ne pense pas que « les barrières technos sont de plus en plus faibles ». Certes, pour faire la même chose qu’il y a 5 ans, c’est plus rapide, mais les exigences d’aujourd’hui sont beaucoup plus fortes (il suffit de regarder les voitures, l’électro-ménager, le hifi, les sites Internet …) – On oublie souvent l’étape « maturité du produit » et l’étape « trouver son marché », ce qui joue sur l’évaluation du besoin financier … – Lever de l’argent n’est plus un luxe mais bien essentiel au développement (et donc à la survie car l’innovation sans développement meurt rapidement). Le problème est que l’écosystème du financement privé est très raréfié en France quant il s’agit d’innovation. Si vous avez un produit non innovant, vous générerez plus rapidement de l’argent et il vous sera plus facile de démarrer et donc de trouver de l’argent. (l’inconvénient restera toutefois une barrière à l’entrée plus faible pour la concurrence) . Pour monter un projet innovant et avoir une chance de le réussir, j’estime qu’il vous faut ~500k€, soit … un 3 pièces de 60m2 à Paris. La comparaison vous fait peut être sourire mais sachez qu’il est beaucoup plus facile de vous faire financer ce 3 pièces que votre entreprise (le niveau de risque n’étant pas le même pour une banque). Ma conclusion est que le système de financement en France n’est pas mauvais en soi mais insuffisant pour financer de l’innovation : l’Etat joue son rôle mais l’éco-système bancaire fait cruellement défaut et laisse un trou béant que les investisseurs privés ne peuvent pas compléter à eux seuls. Dans ces conditions, il me semble logique de voir les gens les yeux rivés vers l’innovation outre atlantique et de constater la plupart du temps l’importation en France de modèle déjà existants déjà là-bas … parfois montés par des Français.
L’innovation est-elle condamnée à disparaitre en France ?

18 Réponses à L’innovation est-elle condamnée à disparaitre en France ?

  1. Olivier Ezratty 9 novembre 2011 at 19:40 #

    L’écosystème de financement de l’innovation en France est voisin de celui que l’on trouve dans toute l’Europe à l’exception peut-être de nos amis anglais qui sont un peu mieux traités de ce point de vue là.

    Comme je l’écris dans plusieurs endroits (notamment ici : https://www.oezratty.net/wordpress/2011/propositions-pour-france-numerique-2020/), le financement est médiocre car nous n’avons pas un historique assez riche de succès, lié dans le numérique à la faible propension des entrepreneurs et de leurs financeurs à se risquer à l’export, notamment aux USA. Il faut changer cela.

    Par contre, attention aux banques dans le raisonnement : elles ne financement pas l’innovation, quel que soit le pays. Y compris aux USA ou en Israël. Ce sont toujours les sociétés de capital risque ou les business angels et family office qui le font.

    Un problème en France est en fait que le capital risque dépend TROP des banques. Les gros fonds d’investissements sont très souvent des filiales des banques et assurances. Leurs gestionnaires (general partners) n’ont pas suffisamment d’expérience industrielle par rapport aux VCs américains, qui viennent plus souvent de startups ayant réussi.

  2. Patrick Hannedouche 9 novembre 2011 at 19:41 #

    Merci de ce billet, Stéphane.
    Pour ma part, j’ai réalisé mon premier investissement dans un projet de PDA destiné aux non voyants…et j’ai pris ma première gamelle.
    J’en ai conclu que les projets avec une grosse innovation technique avaient un time to market long et ça m’a largement inspiré mon billet les 12 commandements d’un business-angel
    Maintenant on peut aussi parler d’innovation en terme de services comme tu le fais avec LooknBe. Et personnellement, je suis plus à l’aise avec ce type de projets.
    Cordialement.
    Patrick

  3. Ari Massoudi 9 novembre 2011 at 20:29 #

    Excellent article que je m’empresse de partager sur le net ! Juste un petit point de désaccord avec l’auteur, la création d’entreprise innovante (à dominante technologique ou non) n’a pas besoin des banques et ne doit pas avoir recours aux banques (sous-entendu n’a pas besoin d’être financé par le « prêt », l’usure). Je ne suis pas anti-banque, loin de là. Effet, un boulanger, une scierie, un garage auto, un restaurant … qui veut se développer (par ex. acheter les murs du voisins pour s’agrandir), là le financement par prêt se justifie pleinement. Pour l’innovation seul le financement par capital investissement et le partage des risques doivent être envisager. Similairement à nos états sont surendettés, le coût du capital via l’emprunt serait tout simplement intenable si on finançait les 500-600k euros de l’amorçage d’une entreprise innovante par de l’emprunt. Donc, aujourd’hui c’est bien le capital investissement en amorçage (ou comme le nomme les anglosaxons : Seed-Capital et Serie-A Venture Capital) qui fait cruellement défaut en France. Par conséquent, il faut que les pouvoirs publics démocratisent le Business Angelisme et le Venture Capitalisme. Une mesure très simple serait d’augmentant significativement le pourcentage de la réduction à l’Impôt sur le Revenue pour les personnes physiques qui investissent au capital d’entreprises non cotées. Tout le petit monde de la microéconomie française a hurlé au scandale lorsque le gouvernement à annoncé le rabot sur la loi TEPA et la fameuse réduction de 75% sur l’ISF qui passait à 50%, mais personne ne demande une augmentation de la réduction sur l’IR (aujourd’hui à 25% de réduction avec en plus un plafond ridicule)! Il me semble jusqu’à preuve du contraire, que les personnes assujetties à l’IR sont bien plus nombreuses que les ISF, mais également bien plus volumineux en terme de potentiel financier. Donc, il faut inciter fiscalement toutes les assujettis à l’IR d’investir dans du non cotée ! Il faut également créer des conditions favorables pour que les investisseurs institutionnels (et notamment les fonds d’investissement basés à l’étrangers) de financer des fonds de captial risque en France (toujours avec l’outil fiscale).

    Bien à vous,
    Ari

  4. Sylvain Lepoutre 9 novembre 2011 at 20:36 #

    L’innovation ne va pas disparaître en France. Il D’autant qu’elle est de plus en plus intégrée dans la formation.
    En revanche, l’innovation en France me semble être une affaire de grosses entreprises, de CAC40 et compagnie. On essaie d’aider des mammouths à continuer à innover à coups de milliards d’euros. Dans le même temps, aux USA, quand 3 types travaillant dans une grosse société ont une idée de business, ils démissionnent et créent leur entreprise de zéro, sans bâtons dans les roues de la part de la hiérarchie et avec l’aide des BA et ensuite des VC. Sur ce point, je vous rejoins.
    Il y a peut être un rôle de l’Etat trop important dans le financement de l’innovation, tant dans la répartition des sous que dans l’encadrement même de l’innovation (j’en veux pour preuve la déroute de l’industrie du photovoltaïque français).
    Et puis enfin, comme vous le dites, il y a cette perception du risque qui en France fait peur et qui aux USA donne des ailes… Ca pèse forcément dans la balance.

  5. stef_looknbe 9 novembre 2011 at 22:36 #

    Merci Messieurs pour la haute qualité du débat.

  6. amine smahi 10 novembre 2011 at 12:00 #

    merci stephane pour cet article interessant et qui resume les plus et les moins de notre pays au niveau de l’innovation.

    La France dispose des ingenieurs et des chercheurs capable d’innover et d’etre a la pointe. Je pense que l’état joue son rôle de catalyseur avec l’ensemble de l’arsenal des aides à l’innovation: CIR, JEI, aides et garanties Oseo, …

    Je rejoins Ari sur le fait qu’une entreprise innovante a plus besoin de BA ou de capital risqueur que de banque. une startup innovante n’a pas besoin de credit mais a plus besoin d’investisseurs qui prennenet autant de risque que les fondateurs.

    Et c’est là ou le bas blesse car ce parcours est tres compliqué. Pour être passé par ce parcours de recherche de fonds et d’investisseurs, voici les difficultés ou les pieges à éviter:
    1- le temps de réaction des BA ou des fonds est tres long par rapport au besoin de l’entreprise surtout celle qui innove car on sait bien que dans ce domaine là il faut aller vite avant que le concurrent ne vous rattrape. Il faut donc démarrer les recherches le plus en amont possible.

    2- Lorsqu’on démarre la discussion avec un réseau de BA, ces derniers ne sont pas sûr des montants qu ils pourront investir jusqu’à la derniere minute ce qui peut amener des surprises en fin de négociation. Exemple: nous etions en fin de négociation pour 300K€ avec un réseau de BA et lorsqu ils se sont retournés vers leur adhérents ils n’ont pu ramasser que 80k€. un conseil, continuez les discussions ave plusieurs réseaux même si vous êtes en discussion finale avec un.

    3-Lors de ce parcours, chaque réseau vous demande des documents préformatées (executive summary, BP, etc…). Il serait intéressant que ces réseaux qui sont pour la plupart réunis sous la banniere de France business Angels de définir des formulaires et documents standards pour éviter à l’entreprise de refaire à chaque fois le dossier.

    Amine

  7. Sarah Ariff 10 novembre 2011 at 12:18 #

    L’innovation découle d’un nouveau schéma de pensée pour marquer une rupture avec les généralités que la majorité considère comme la vérité ultime. Les français ont beaucoup de potentiel pour innover mais les investisseurs sont plus averses aux risques que dans les pays anglo-saxons. Pour convaincre un business angel, il faut souvent prouver son business model avant même de s’être lancé. Lorsque l’idée commence à faire du bruit, les investisseurs sont rassurés et proposent leur aide alors que la période critique est passée et ce sont cette fois les investisseurs qui sont mis en concurrence.

    Article très intéressant, merci.

  8. hannedouche 10 novembre 2011 at 12:40 #

    Bonjour Ari,
    Quand vous dites « la création d’entreprise innovante (à dominante technologique ou non) n’a pas besoin des banques et ne doit pas avoir recours aux banques », ça tombe bien, car de toute façon elles ne prêtent pas 🙂
    Cordialement.
    Patrick

  9. stef_looknbe 10 novembre 2011 at 12:45 #

    Content de retrouver Amine sur Business Angel France (ça fait depuis 2004, non ?). Entièrement d’accord avec ce qui vient d’être dit. Et qu’en pensent vos amis ?

  10. Tanguy de La Fouchardiere 10 novembre 2011 at 15:05 #

    Bonjour à tous,
    Pas mal le débat!
    Je partage beaucoup de points de vues des uns et des autres, en particulier qu’il faut effectivement entre 300 et 500K€ pour commencer à faire quelque chose de sérieux et solide, que cet argent ne proviendra jamais des banques et que cela ne peut venir que d’investisseurs individuels, de préférence organisés en réseau, pour partager les risques, mais aussi le succès, grâce à un vrai travail d’associé dans l’objectif de réussite du projet.
    Il faut être patient, souvent dominer ses inquiétudes, parfois se remettre en cause.
    Je sors tout juste d’un évènement connu de tous : ambition PME, organisé par SYSTEMATIC. On peut être positif sur bien des aspects: les idées ne manquent pas, les initiatives sont nombreuses, les accompagnements (pôle de compétitivité, CRCI, Région,…) sont là.
    Ce qui a besoin d’être boosté, c’est l’accompagnement par incitation financière de l’État.
    Arrêtons de parler de niche fiscale quand il s’agit de support à l’innovation et à l’initiative entrepreneuriale. Je fais référence au statut de JEI, au CIR ou aux investissements de Business Angels.

    Pour répondre à Amine sur son expérience du processus des BA, ce qu’il dit est tout à fait exact: ça prend du temps, parce que le BA investit son argent personnel et veut s’impliquer dans la stratégie de la société. Pour cela il veut comprendre avant d’adhérer. Processus de conviction du porteur de projet absolument nécessaire.
    Oui il est bon de ne pas être en exclusivité avec un réseau, surtout quand on recherche plus de 200k€. Aujourd’hui les réseaux d’ile de France travaillent constamment en co-investissement et coordonnent leurs études de dossier.
    Enfin la plupart des réseaux utilisent de plus en plus une plateforme commune, ce qui permet à l’entrepreneur de ne soumettre qu’une fois son dossier.
    On s’améliore!

  11. Ari Massoudi 10 novembre 2011 at 15:28 #

    En effet concernant la plateforme commune, de plus en en plus de club/réseaux/association de BA adhère de façon exclusive à l’utilisation du logiciel en ligne Saas disponible sur https://gust.com (ex https://gust.com).
    Du coté entrepreneur, ce site/logiciel permet de présenter leur exectutive summary, BP et autres doc d’intérêt, de chercher les clubs de BA (avec des critères de sélection) et de leur envoyer leurs docs pour candidater à une levée de fonds.
    Le fondateur de Gust, David S. Rose, est le fondateur du club de BA de New-York rien que ça !

  12. Tanguy de La Fouchardiere 11 novembre 2011 at 18:53 #

    Nous avons appris hier soir que Paris Business Angels était le 6ème plus actif utilisateur de GUST, derrière les gros réseaux des côtes Est et Ouest des US. Il y plus 600 clubs de BA et autres VC qui l’utilisent.
    Nous ne l’utilisons à plein que depuis le mois de septembre 2010 et avons plus de 600 dossiers reçus, accessibles par 180 Business Angels.
    Une vingtaine de réseaux en France l’utilisent comme support de leur processus interne. En 3 clics nous pouvons faire des échanges de dossiers en cas de co-investissement.
    David Rose, que j’ai rencontré à plusieurs reprises, est un grand professionnel et est en effet le père de ce sevice en ligne. Nous avons négocié avec lui une version avec interface en français.
    Cela va bien dans le sens d’une certaine normalisation des dossiers, tout en conservant pour l’entrepreneur une grande liberté dans son choix de réseau.

  13. Cédric Labeau 13 novembre 2011 at 21:54 #

    Très intéressant ce sujet! Merci Stef pour le débat:)
    Personnellement je trouve le terme « innovation » relativement vague puisque je peux très bien innover un produit, un service ou simplement la façon de distribuer une offre ou de communiquer. Les fonds nécessaires seront largement différents même si l’entreprise est considérée « innovante ».
    En tant que BA, je comprends que le temps de réaction puisse paraître long pour un entrepreneur ayant besoin de fonds rapidement. Toutefois réunir 500k€ auprès d’investisseurs privés ayant des capacités d’investissement plus limités que des VC demande une organisation colossale.
    Au passage je me permets de pousser une petit « coup de gueule » ;). Je vois parfois(souvent?) des négociations trainées parce que les fondateurs partent sur des valorisations démesurés ou refusent toutes clauses en s’imaginant que les BA vont chercher à l’évincer par la suite.
    Un BA prend toujours un risque élevé notamment sur les projets innovants dont le TTM est long. Si en plus c’est pour se retrouver avec 0.1% de l’entreprise au 1er tour de table et se faire diluer lors des prochaines levées autant investir sur d’autres projets…
    Un BA et un fondateur ont les mêmes intérêts, voir le projet réussir. La négociation n’est pas une confrontation où chacun pense à ses propres intérêts. Le but est de faire en sorte que tout le monde soit gagnant, d’anticiper les prochaines levées et de bâtir une relation de confiance durable.

  14. Libaud 14 novembre 2011 at 10:40 #

    Bonjour,
    L’innovation n’est pas morte et ne mourra pas ! L’innovation n’existe pas que dans le domaine des produits, elle existe dans les services, au sein des entreprises qui innovent pour améliorer leurs processus.
    Sous l’impulsion de mon éminent confrère, Michel Prié (Césys – http://www.cesys.fr), un groupe de travail constitué de membres de la CICF (http://www.cicf.fr) a été créé. Soutenu par le MINEFI, l’objectif de celui-ci est d’apporté les outils nécessaires pour l’innovation dans le domaine des prestations intellectuels et plus particulièrement pour les structures de conseil et d’ingénierie.
    INNOVIC () c’est son nom, a permis la conception et la mise en place d’outils dédiés aux Cabinets de Conseils et d’Ingénierie.
    Malgré la crise que nous subissons nos TPE et PME font preuve d’innovation, dans le domaine de produits et des services bien sûr. Mais aussi, dans leur organisation, leur processus, …, car soumises à de forte contraintes elles doivent innover pour survivre.
    L’économie n’est qu’un éternel recommencement !
    Frédéric Libaud
    Expert IT, Vice-président de CICF Informatique

  15. amine 14 novembre 2011 at 11:24 #

    bonjour,

    Je rejoins Cedric sur deux points:

    1-L’innovation ne se limite plus a des domaines technologiques comme c’était le cas par le passé. On peut faire de l’innovation dans le domaine du service ou du marketing. Et d’ailleurs , nous avons aujourd’hui plus d’entreprise innovante dans les services que dans les produits technologiques.

    2- Pour la relation BA fondateurs, c est d’abord une relation de confiance qui doit s’instaurer entre les deux. Sans cette confiance, ce n’est même pas la peine de démarrer les discussions. Je pense pour ma part que pour éviter les negociations qui trainent en longuer, il faut parler de la valo tres tôt pour mesurer le gap entre les BA et les fondateurs. Il faut noter aussique la plupart des fondateurs n ont aucune experience dans cette jungle qui est la recherche des fonds. J’en ai même vu qui ne font pas encore la différence entre les BA et lesfonds d’investissements.

    Merci Ari pour nous avoir parlé du site gust que je viens de découvrir.

  16. Isabelle Goudchaux 7 décembre 2011 at 12:14 #

    Bonjour,

    Très intéressant vos échanges autour de l’accompagnement financier de l’innovation…en France !
    Mais l’innovation source de profit n’est pas que développement produit : c’est aussi la capacité à remettre en question certaines habitudes au sein de l’entreprise, certains mécanismes de conduite commerciale, c’est aussi l’évolution des méthodes que l’on n’ose pas bousculer car elles ont fait leurs preuves..il fut un temps !
    Bien à vous
    Isabelle

  17. Jean-Yves SPITZ 11 décembre 2011 at 14:23 #

    Bonjour à tous,
    Je rebondis sur le dernier commentaire d’Isabelle Goudchaux où je suis dans le cas décrit par cette dernière. Conduire le changement dans une entreprise ayant sa propre culture fondée sur un business model traditionnel est à mon sens peut être autre facette de l’innovation non abordée jusqu’à présent dans ces échanges.
    Outre les problèmes de financement par manque de fonds propres, les freins à l’innovation dans les PME et TPE françasies sont également du fait des dirigeants de ces entreprises. Sous prétexte de manque de temps, ils sont « le nez dans le guidon », s’isolent et vivent aisni en vase clos.
    Un exemple : le recours aux managers de transition. 60% du total des entreprises anglosaxonnes y ont recours, alors que ce chiffre tombe à 15% pour les françaises. Leur mission ne se résume pas à conduire des FUSACS ou des plans sociaux, loin de là.
    Les managers de transition apportent leur expérience, du sang neuf dans les entreprises où elles sont missionnées dans les domaines de compétence aussi variés que les process industriels, le commercial, le marketing, l’export…
    J’en viens donc à l’objet de ce débat : l’innovation n’est pas condamnée à disparaître en France, pour autant que les chefs d’entreprises françaises fassent leur propre révolution managériale.

  18. hannedouche 14 mars 2012 at 17:32 #

    Bonjour,
    Le débat continue sur l’innovation avec l’interview de Samar Ammar sur business angel france aime l’innovation.
    Cordialement.
    Patrick

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