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Savoir dire non …

Article de Stéphane Castellani En tant que chef d’entreprise, vous devez savoir prendre des décisions et dans un bon nombre de cas cela se traduit par savoir trancher par un « OUI » ou un « NON ».Mon objectif n’est pas de faire un tutoriel sur le thème (il existe de nombreux livres et articles sur le sujet) mais plutôt d’énumérer quelques situations de la vie d’un créateur d’entreprise.1. La recherche d’idée de projet: sachez analyser les bonnes et mauvaises idées et dites NON aux idées qui ne tiennent pas la route.2. La recherche d’associés: pour lancer votre projet, vous allez devoir vous entourer. Un mauvais choix va être lourd à gérer dans le temps et va vous mener à l’échec (la mésentente entre associés est une des principales raisons d’échec). Sachez dire NON aux personnes que vous croisez qui souhaiteraient vous rejoindre mais avec qui vous ne voyez pas de réelle complémentarité ou tout simplement pas d’affinité professionnelle.3. Le départ vers l’aventure: vous annoncez à votre employeur que vous quittez la société pour créer votre entreprise. Si vous étiez apprécié(e), votre employeur souhaitera probablement vous retenir d’une manière ou d’une autre. Sachez dire NON si votre objectif est vraiment de créer votre société. Sinon, abandonnez tout simplement cette idée d’entreprendre un jour…4. La recherche de prestataires: lorsque vous recherchez des prestataires pour vous épauler sur certains sujets, suivez les conseils de Patrick et consultez toujours plusieurs fournisseurs. Sachez dire NON à ceux que vous n’avez pas retenu, même si vous les trouviez fort sympathiques.5. Le suivi des prestataires: si vous n’êtes pas content du travail d’un prestataire, dites le lui et voyez comment il réagit : NON au mauvais résultat, NON à la mauvais foi, NON à la sur-facturation. Si cela ne va plus, rompez le contrat vous pouvez toujours passer outre d’éventuelles clauses d’exclusivité que je déconseille par ailleurs) …6. La gestion des salariés: face à des salariés qui souhaitent obtenir des augmentations ou des primes sans avoir déjà prouvé leur valeur, dites NON et poussez les à vous montrer de vrais résultats.7. La gestion des projets: j’aime les réunions participatives où chacun exprime son avis mais la décision, elle, n’est pas collégiale, il faut savoir trancher en tant que patron.8. La prospection commerciale: lors de votre prospection commerciale, vous allez devoir négocier. Ne coupez pas court à la négociation, mais dites NON à des conditions qui vous desservent, même si c’est plein de belles promesses.9. La levée de fonds: ce n’est pas parce que vous cherchez de l’argent pour vous développer que vous devez tout accepter. Sachez dire NON à des investisseurs en qui vous n’avez pas confiance ou qui vous demandent des clauses inhabituelles.Si vous aimez faire plaisir,  il vous sera naturellement difficile de dire NON aux personnes qui vous sollicitent. Toutefois, gardez bien en tête votre objectif premier qui est de développer votre société et demandez vous si ce « OUI » va vraiment vous aider dans ce sens ou s’il s’agit davantage d’un OUI de complaisance. En ce qui me concerne, je pourrais résumer ainsi :– Si cela ne me coûte rien, j’aime bien tenter des choses, donc ai tendance à dire OUI (en me réservant la possibilité de dire NON par la suite)– Si cela coûte de l’argent ou du temps personnel, j’y réfléchis plus longuement et n’hésite pas à dire NON aux propositions. A ce tire, je vous recommande de dire franchement NON plutôt que de laisser une situation floue, c’est plus simple pour tout le monde et votre interlocuteur vous sera reconnaissant de votre franchise et transparence.Ne soyez pas une « jolie poupée qui dit toujours non » (Polnareff) mais n’ayez pas peur de ce mot que notre famille et notre système éducatif réprimandent dès notre plus jeune âge.
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