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Silicon Valley : y aller ou pas ?

Article de Romain Lhez (@rlhez)Phil Jeudy, l’organisateur des Geek Trips, est venu dernièrement livrer son témoignage sur la Silicon Valley à l’Open Coffee Club Paris. Pour vous lecteurs de Business Angel France, je vous livre ses réflexions qui sont pour le moins surprenantes.

Syndrome Techcrunch

D’entrée, il prévient : la couverture médiatique de la technologie aux Etats-Unis ne rend pas service aux entrepreneurs. Il considère qu’il y a un véritable emballement autour de la création d’entreprise qui reste loin de la réalité du terrain. Il s’agit de rester modeste et réaliste. Dans un parcours professionnel créer sa start up est une expérience intéressante mais startupper n’est pas un métier. Il faut être capable de décoller en 6 mois de temps ou de passer à autre chose en cas d’échec.

Une obsession : le travail (et l’argent !)

L’objectif business est omniprésent et l’obsession pour le travail ne laisse aucune place au reste; ce qui semble lasser Phil installé là-bas depuis plusieurs années.

Changements récents et perspectives

L’avènement des accélérateurs de Startups, particulièrement Ycombinator a eu un impact fort sur l’augmentation du nombre de prétendants au statut d’entrepreneur. Ce qui n’empêche pas de constater beaucoup de casse pour quelques projets réussis. Phil pense qu’il y a encore un véritable enjeu autour des réseaux sociaux. Si Facebook et Zynga sont des modèles incontestables de réussite, le traitement et l’utilisation de la masse d’informations incroyables transitant par les réseaux sociaux reste à exploiter. Cela est particulièrement vrai pour Twitter pour qui tout l’enjeu est maintenant de  traiter les infos collectées pour les exploiter commercialement et les monétiser.

Aller dans la Silicon Valley en tant que français ?

Aller y faire du business

Il est facile d’aller dans la Silicon Valley, il est encore plus facile d’y perdre son temps. C’est pour cela qu’il faut être exigeant, bien préparer son voyage en amont et identifier les technos et les partenariats qui peuvent en résulter.

Aller y travailler

Si vous êtes un brillant programmeur, c’est une option intéressante. Pour le reste, la barrière à l’entrée du visa est dissuasive pour les entreprises qui, à compétence égale, favorisent les américains.

Aller y startupper

Il vaut mieux avoir de gros moyens pour prétendre à un succès aux Etats-Unis. Budgets ric rac s’abstenir.En conclusion, la Silicon Valley reste le point d’accès privilégié au marché américain dans le domaine technologique mais attention à la poudre aux yeux !

Commentaires de Patrick

Pour ma part, j’en ai ras le bol d’entendre dénigrer la France avec des messages type « La France, c’est un pays de m…e et je me casse dans la Silicon Valley ». Au passage, beaucoup le disent et peu ont le courage de le faire, au hasard pour continuer à toucher les Assedic et bénéficier de la protection sociale française.Maintenant, c’est une évidence pour un jeune aujourd’hui d’aller à la découverte du monde comme l’a fait mon fils Guillaume.Enfin, quand vous créez votre startup, ayez d’entrée une vision internationale… en commençant par faire vos preuves en France.

16 Réponses à Silicon Valley : y aller ou pas ?

  1. philjeudy 22 septembre 2011 at 15:57 #

    Tout ceci me parait assez fidele. Je reflechis depuis cette intervention a formaliser ce que j’y ai presente, et ce que je constate en France dans le domaine des nouvelles technologies, malgre la distance qui me separe.
    Merci pour ce resume, et desole d’avoir paru un peu las, plutot un effet jetlag qu’une veritable lassitude : je reste passionne par la perspective d’aider les entreprises Francaises a y voir plus clair dans leur ambitions US.
    C’est d’ailleurs plus une vocation et une vision globale qu’un veritable business, j’aurai l’occasion d’y revenir.
    J’ai encore lu ici et la le soi-disant retard de la France du Web par rapport aux US, et j’aimerai beaucoup m’y arreter. A suivre !
    Amicalement

  2. Mathieu S. 22 septembre 2011 at 17:02 #

    Au dela du courage, il faut pouvoir avoir un visa… Sans compter qu’il faut pouvoir vivre sur place en arrivant : la vie est relativement cher, les propriétaires demandent 6 mois de loyer d’un coup en garantie, etc… Je pense que les gens qui souhaitent partir mais sont encore en France le sont plutôt pour cette raison que pour pouvoir toucher 300€ de RSA… Quand à la protection sociale française… on peut très bien en bénéficier depuis l’étranger (CFE) !

    France ou USA alors ? Je pense que cela dépend énormément du type de produit / service, de son réseau personnel, et de l’état du marché dans le pays en question… Je reste néanmoins persuadé que certains services sont mieux à lancer aux US. Cela me parait difficile de lancer un service BtoC avec un business model nécessitant de gros volumes depuis la France… Une fois passée l’étape de « customer validation », cela à énormément de sens de partir chercher la croissance aux US ! Le marché y est beaucoup plus gros et beaucoup plus ouvert à l’innovation.

    Partir aux États-Unis n’est pas un gage de réussite mais peut se révéler indispensable à la réussite de certains projets. En revanche, y aller avec juste une idée est tête, peu d’argent et aucun contact me semble assez risqué !

    @philjeudy : concernant le retard, cela dépend du critère observé. Néanmoins niveau plateforme quand microsoft, apple, facebook ou twitter sortent une MAJ de leur SDK, ils organisent un event et forment les ingénieurs qui s’y intéressent (sans parler des différents meetup qui reprennent ça rapidement après). En France la montée en compétence des ingénieurs (geek?) sur ces innovations prend souvent un peu plus de temps…

  3. Romain Lhez 22 septembre 2011 at 18:22 #

    Bonjour Phil,

    Merci de ces précisions. On attend la suite !

  4. Cédric Labeau 23 septembre 2011 at 9:33 #

    Je pense qu’on idéalise tous la Silicon Valley en tant qu’entrepreneur, moi le premier (d’ailleurs j’y vais début d’année prochaine 🙂 ). Par contre ça doit être une expérience sympa si on y va dans l’optique de découvrir l’écosystème et échanger avec d’autres entrepreneurs.
    Steve Blank parle justement du nombre incroyable de startups qui se plante ( 1 pour 1000 à ce qu’il dit!) dans une des vidéos de Stanford Blank
    Et puis bon, on sait que les Américains aiment raconter de belles success stories en occultant un peu trop la réalité 😉

  5. Cédric Labeau 23 septembre 2011 at 16:55 #

    Je viens de relire mon commentaire et je vois que je me suis mal exprimé, c’est 1 startup sur 1000 qui connait un vrai succès selon Steve Blank 🙂 Sinon ça ne voulait rien dire mon message…

  6. David Boucard Planel 24 septembre 2011 at 21:47 #

    Etant plongé dans l’écosystème entrepreneurial américain, et plus particulièrement à Boston, j’ai pu observer des entrepreneurs Français venir tenter leur chance ici (enfin pour ceux qui ont pu obtenir un visa !)
    La plus grosse des barrières à laquelle ils se confrontent et qui les amène souvent dans le mur, c’est la culture du business américaine, très différente de celle de France. Cela a des implications énormes dans le développement des produits/services et des marchés car les clients ne réagissent pas du tout de la même manière. Aveuglés par les volumes des marchés, c’est un piège dans lequel beaucoup d’étrangers tombent.

    Deuxièmement la compétition est extrêmement féroce ici. L’écosystème de Boston est très dense en entrepreneurs et en matière grise (MIT, Harvard, incubateurs, accélérateurs…) et les idées ne manquent pas, ce qui peut faire très mal à des entrepreneurs habitués à une concurrence somme toute plus faible dans leur pays d’origine.

    Enfin les entrepreneurs high-tech français ont parfois tendance à être particulièrement amoureux de leur technologie, qu’ils veulent voir atteindre le statut de « state-of-the art » avant de la lancer sur le marché.. C’est plutôt vu comme un défaut ici, les investisseurs cherchant un marché, un problème à résoudre et une solution adaptée, plutôt que la prochaine station MIR…

    Et il n’y a pas que la Valley ! D’autres écosystèmes, tels que Boston (Biotech et IT); NEw York (IT), Triangle park ou encore le Delaware sont des environnement très propices à l’entrepreneuriat…

    Mais la France s’améliore constamment, vu de l’extérieur je pense qu’on est sur la bonne voie !

  7. Roxanne 26 septembre 2011 at 17:29 #

    Woohoo !! Enfin un regard un peu équilibré.

    Il faut arrêter de croire que la Silicon Valley est l’Utopie de l’entrepreneuriat. D’ailleurs, l’entrepreneur qui croit que les problèmes avec son business viennent uniquement de l’environnement doit peut-être se poser quelques questions sur ses capacités. Certainement il y des bonnes raisons d’aller aux US, mais il y a aussi des bonnes raisons de rester en France/Europe – et pas seulement pour le vin. 🙂

    Pour ma part, je préfère largement travailler avec les entrepreneurs français et européens que leurs homologues américains parce que la motivation est différente, et on le sent. Là-bas, l’approche business est très agressive parce qu’on crée une boîte pour gagner des millions, pour devenir le prochain Google, Facebook, etc. et souvent je me demande si les gens sont vraiment passionnés par ce qu’ils font…

    En France, la majorité des entrepreneurs montre une vraie passion et motivation pour leurs projets – peut-être parce qu’il y a plus de freins en France et en Europe ?

    Voilà my 2 cents.

  8. Cédric Labeau 26 septembre 2011 at 19:29 #

    Ce que j’entends souvent c’est qu’il est plus difficile en France de faire accepter son offre tandis qu’aux US les early adopters sont plus nombreux. Peut être…mais d’un autre coté, plus d’early adopters c’est plus de personnes prêtent à aller voir ailleurs et à quitter votre offre.
    Je pense que tout dépend de sa vision de l’entrepreneuriat et de l’environnement dans lequel on se sent le mieux.Si quelqu’un se sent plus à l’aise aux US pourquoi pas!
    Par contre je ne suis effectivement pas convaincu qu’un entrepreneur ait plus de chance de réussir dans la Valley.

  9. Greg Boutin 28 septembre 2011 at 13:39 #

    La Silicon Valley pour un français, le plus facile c’est d’y aller d’abord soit pour étudier (comme je l’ai fait), soit avec un boulot en poche, soit avec une startup déjà bien établie en France. Côté opportunité clients et investisseurs, cela vaut bien la peine – il y a là-bas un écosystème dont les proportions sont énormes comparativement à la France ou ailleurs – et cela a donné naissance à un environnement beaucoup plus propices à l’innovation. En particulier pour les startups web « explosives » et ayant besoin de gros financements rapides, les chances d’obtenir le soutien requis sont bien plus élevées dans la valley qu’en Europe.

    Je ne suis pas d’accord avec l’idée exprimée ci-dessus que « startupper n’est pas un métier ». Dans la silicon Valley, ça l’est complètement. Un échec initial ne veut rien dire et il faut juste le surmonter de manière créative. Il y a toujours une autre startup à joindre ou à créer. Le principe clé de l’entrepreunariat c’est la persévérance, l’imagination, et la capacité de se relever après une chute, et si effectivement rester en France est plus sûr à court terme, sur le long terme il n’y a aucun doute que les opportunités sont plus nombreuses et souvent plus importantes en Californie. En gros, la Californie, ça n’est pas l’eldorado assuré, loin de la, mais les chances d’y trouver de l’or et une belle aventure y sont quand même bien plus élevées qu’en France. La vrai question c’est est-ce que c’est ce que vous recherchez, et combien être-vous prêt à sacrifier pour les obtenir ?

    Gregory Boutin (Stanford MBA 2005)

  10. Phil Jeudy 28 septembre 2011 at 17:47 #

    Cher Greg, je persiste et je signe, et tu ne demontres rien, et d’ailleurs j’avais ete encore plus precis en disant : « Etre entrepreneur, ce n’est pas un metier ». Startuper, c’est encore pire.

    Je persite en disant que les chances de trouver la bonne aventure n’est pas donne a tout le monde, et le laisser croire est un jeu dangereux car tout le monde n’est pas comme toi familier du terrain. Tout le monde n’a pas les moyens de faire Stanford ou Berkeley, sauf ceux qui comme beaucoup prennent le risque de s’endetter.

    Je m’adresse au plus grand nombre et contrairement a toi surement je vois defiler trop de personnes ici dans la Silicon Valley n’ayant pas les pre-requis, et ma mission (je ne parle pas de mon Business, pour etre clair avec certains) et d’alerter les personnes sur les problemes de perceptions des difficultes a surmonter en s’installant ici.

  11. Greg Boutin 28 septembre 2011 at 18:16 #

    Oui Phil je comprends ta problématique et tes craintes, mais je ne crois pas que nous épousions deux philosophies différentes malgré ta passion évidente pour le sujet – voire ton emportement. Je pense que tu es d’accord que tu ne peux pas être entrepreneur sans prendre de risques et la chance d’un échec. Bien entendu, il faut préparer son projet, et y aller « sans filet » c’est prendre le risque de chuter – mais la plupart de ceux que j’ai rencontrés de mon coté (et au passage je viens d’un milieu très modeste donc c’est la volonté qui compte) s’en sortent même après des échecs. On apprend beaucoup plus vite sur le tas… Cela dit prendre conseil et faire des petits pas avant de sauter dans le vide est hautement recommande. Je ne suis simplement pas pour un assistanat à la création d’entreprise tel que je le constate beaucoup en France et même au Canada ou je réside maintenant – les entrepreneurs perdent plus de temps a parler a des bureaucrates ou remplir des papiers qu’a parler a leurs utilisateurs / clients.

    Pour ce qui est du métier « start-up » je connais pleins d’entrepreneurs qui crée une startup après une autre, donc si c’est tout a fait possible. Bien sur ils ont souvent un premier success a leur actif. Sinon tu peux très bien osciller entre grande boite, conseil, et startup (comme je l’ai fait).

    En ce qui concerne une « démonstration » concrète c’est un blog qui ne se prête pas vraiment a une démonstration powerpoint et je pense que les lecteurs peuvent se faire une idée au final tout en sachant que nos opinions sont basées sur nos expériences respectives. Je respecte hautement la tienne même si je suis moins habitué maintenant à l’aspect dialogue français un peu agressif (« tu ne démontres rien » -> toi non plus!) 🙂

  12. Alain 30 septembre 2011 at 12:40 #

    Bonjour,
    Je rejoins Roxanne… J’ai vécu et bossé près de 25 ans en Silicon Valley et ce que j’ai mis du temps a découvrir est l’ambition des gens sur place et leur motivation. C’est quelque choses qui manque beaucoup en France… Que les gens fassent des études ou pas, ils veulent tous faire du business et ils pensent grand. Autour de ça s’est développé un écosystème qui attire encore plus de gens ambitieux et qui leur facilite les choses, la spirale s’auto entretien très bien grâce à une très forte immigration. Un ecosystème de cette nature met longtemps a se créer et je ne pense pas vraiment qu’on soit en train de le développer en France… Il est vrai qu’en France, les gens sont plus passionnés et c’est certainement plus agréable de travailler avec des gens passionnés. Mais ici, on ne sait pas les reconnaitre et leur donner les moyens de leur passion et de leurs ambitions. J’assistais à une conf récemment sur des business angels Français qui présentaient leur métier et leur façon de fonctionner. La reflexion que je me suis faite est qu’ils étaient de bon artisants, à la Française.. Que deviennent les artisants dans le monde industriel?

  13. Tanguy de La Fouchardiere 3 octobre 2011 at 14:30 #

    Bonjour,
    Je réagis à votre vision artisanale des Business Angels en France, que je ne partage pas. Depuis plus de 10 ans se sont développés des rseaux de BA en France. Rien qu’en 2010, c’est plus de 60M€ qui ont été investis dans les startup par ces investisseurs individuels. En général il faut au moins doubler ce montant pour prendre en compte les co-investissements.
    Je vous rappelle que le moment où les ba investissent est le plus risqué, et c’est bien pour cela qu’ils sont souvent seuls, les fonds n’intervenant qu’après 2 ou 3 années de démarrage d’activité.

    Il est vrai que les débuts des BA ont étéartisanaux, mais les progrès sont importants et la tendance tend vers un certain professionnalisme, sans que cela soit une professionnalisation de l’activité.
    Vous parlez d’un écosystème à créer. C’est tout à fait vrai et c’est long. Autour de la création d’entreprises il existe actuellement toutes sortes d’accompagnement en conseils, en support et en financement. Les fonds d’amorçage travaillent maintenant avec les BA, même dans des premiers tours, ce qui montre bien qu’ils font confiance aux BA pour l’étude des dossiers et leur accompagnement.
    Le monde de la création d’entreprise aura toujours un côté artisanal lié au fait que justement l’entreprise en création en est encore à un stade artisanal.
    Les BA n’investissent pas dans des entreprises industrielles matures, ce n’est pas leur vocation.
    Je suis plus optimiste que vous.

  14. Greg Boutin 3 octobre 2011 at 15:06 #

    Le travail excellent des business angels francais n’est pas mis en cause, mais il en faut beaucoup plus. 60M d’euros en un an, c’est-a-dire environ $80M au taux du jour, c’est 1% des 7.5 milliards investis par des Business Angels aux Etats-Unis rien qu’au 2 trimestre 2011 (voir https://en.wikipedia.org/wiki/Angel_investor).
    Même si la tendance est a la hausse, il sera donc difficile de déployer un écosystème qui rivalise celui des Etats-Unis (si c’est ce dont on parle ici) sans changement de fond. Cela dit on se rejoint sur le fait que le défaitisme n’aide pas – mais je crois qu’Alain essayait surtout d’injecter un peu de réalisme en discutant les ingrédients nécessaires pour créer un système à la silicon valley.
    Des propositions concrètes pour commencer:
    -mettre en ligne des documents types d’investissement en français, du genre des documents « series A » de Y Combinator: https://www.ycombinator.com/documents/ ou Series seed: (c’est une telle recherche infructueuse qui m’a amené a ce site – Je crois que Patrick Hannedouche s’y attelle d’ailleurs).
    – Démocratiser le secteur avec un site web national du genre d’Angellist aux Etats-Unis. Angellist a révolutionné l’investissement de démarrage en devenant un guichet unique pour les startups et les angels.
    – Continuer de faire du lobbying auprès du gouvernement pour mettre en place un cadre plus favorable pour l’investissement par des angels. Je ne sais pas du tout ou ca en est en France aujourd’hui, peut-être est-ce déjà l’un des points forts?
    J’invite les lecteurs a proposer d’autres mesures concrètes. On ne récolte que ce que l’on sème.

  15. TRIPLON 24 avril 2014 at 9:02 #

    Madame, Monsieur,

    Je viens vers vous car nous sommes 2 Bordelais à avoir créer un concept qui cartonne sur Bordeaux. Le Crush.

    Notre objectif est de trouver un investisseur et nous avons de suite pensé à la Silicon Valley et San Francisco

    Nous ne connaissons pas comment cela se passe et nous aimerions avoir des informations.

    Pourriez vous nous aider ?

    Merci par avance

  16. Patrick Hannedouche 24 avril 2014 at 16:20 #

    Bonjour et merci de votre confiance,
    Vous pouvez contacter de ma part Valérie Zeller chez http://www.frenchtechhub.com et Phil Jeudy @PhilJ sur twitter.
    Avec tous mes voeux de réussite !
    Patrick Hannedouche

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